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– Les 3 principes fondamentaux – de l’Imam Mohamed Ibn Abdel waheb

Au nom d’Allah, le Clément, le Miséricordieux Sache – qu’Allah te fasse miséricorde – qu’il est obligatoire pour nous d’apprendre quatre choses : La première est la science, qui est la connaissance d’Allah, la connaissance de Son Prophète (salla Allahou ‘alayhi wa salam) et la connaissance de la religion de l’islam avec les preuves. La deuxième est sa mise en pratique, La troisième est d’y inviter les gens, Et la quatrième est de patienter en cas de persécution due à cet appel. La preuve réside dans la parole d’Allah: « Par le Temps ! L’homme est certes, en perdition, sauf ceux qui croient, font de bonnes œuvres, se recommandent la vérité et se recommandent l’endurance. » [Sourate Al-Asr.] Ash-Shâfi‘î (qu’Allah lui fasse Miséricorde) a dit : « Si Allah n’avait révélé que cette sourate comme preuve pour les créatures, elle leur aurait suffit ». Al-Bukhârî a dit : « Chapitre : la science passe avant la parole et Al-Bukhari [qu’Allah lui fasse miséricorde] a dit : « Chapitre : La connaissance avant la parole et l’acte » Et la preuve réside dans la parole d’Allah : « Sache donc qu’en vérité, il n’y a point de divinité [digne d’adoration] si ce n’est Allah, et implore le pardon pour ton péché. » [Sourate Muhammad, v. 19.] Allah a donc commencé par la science avant la parole et l’action. ...

[Al adab al mufrad de l’imam al bukhari] Chapitre 1 : « Nous avons enjoint à l’homme la bonté envers ses parents »

Abu Amr ach-Chaybani a dit : « Le propriétaire de cette maison nous a rapporté, il pointait du doigt la maison de Abdullah : J’ai interrogé le Prophète (Aleyhi salat wa salam) : « Quelle est l’oeuvre la plus aimée auprès d’Allah ? Il répondit : La prière à son heure. Puis, j’ai demandé : Et ensuite ? Il répondit : La piété filiale. Ensuite ? Ai-je demandé. Il répondit : Ensuite, le combat dans la voie d’Allah. [Abdullah a dit :] Il m’a enseigné ces paroles. Si je lui avais demandé plus, il m’aurait rajouté. ...

Le mérite des dix derniers jours de Ramadan – Cheikh Al Fawzan

  ‘Aisha (radiallahu ‘anha) a dit : « Quand les dix derniers jours (de Ramadan) arrivaient, le prophète (salallahu ‘alayhi wa salam) passait sa nuit dans l’adoration, réveillait sa famille (la nuit), redoublait d’efforts et serrait son Izar (pagne). » [1] Ce hadith est la preuve que les dix derniers jours de Ramadan ont une vertu spéciale plus que n’importe quel autre (jour), dans lequel on doit augmenter dans l’obéissance et les actes d’adoration, comme la prière, le dhikr (rappel) et la récitation du Qur’an. ‘Aisha (radiallahu ‘anha) a décrit notre prophète et modèle, Muhammad (salallahu ‘alayhi wa salam), par quatre attributs : 1.Il (salallahu ‘alayhi wa salam) « passait sa nuit dans l’adoration », c’est à dire qu’il  ne dormait pas. Ainsi, il (salallahu ‘alayhi wa salam) restait éveillé dans l’adoration et animait son âme en passant la nuit à ne pas dormir. Car le sommeil est le frère de la mort. Le sens « passait sa nuit » est qu’il (salallahu ‘alayhi wa salam) la passait dans le qiyam (la prière de nuit) et dans les actes d’adorations pour Allah, le Seigneur des mondes. Nous devons nous rappeler que les dix derniers jours de Ramadan sont fixés et comptés. Quant à ce qui a été rapporté concernant l’interdiction de passer la nuit entière dans la prière, qui a été mentionné dans le hadith de ‘Abdullah Ibn ‘Amr (radiallahu ‘anhu), cela concerne celui qui le fait chaque nuit de l’année. Il (salallahu ‘alayhi wa salam) « réveillait sa famille », c’est à dire ses femmes pures, les Mères des croyants, pour qu’elles puissent profiter de ce bien, du dhikr et des actes d’adoration pendant ces temps bénis. Il (salallahu ‘alayhi wa salam) « redoublait d’efforts », c’est à dire qu’il (salallahu ‘alayhi wa salam) persévérait et luttez dans l’adoration, ajoutant plus à ses actes que ce qu’il avait fait les vingt premiers jours (de Ramadan). Il faisait cela parce que la nuit d’Al-Qadr arrive pendant un de ces (dix derniers) jours. Il (salallahu ‘alayhi wa salam) « serrait son Izar (pagne) » c’est à dire qu’il s’appliquait et luttait intensément dans l’adoration. Il est aussi dit que cela signifie qu’il (salallahu ‘alayhi wa salam) se retirerait des femmes. Cela semble être plus correct puisque cela penche vers ce qui a été mentionné précédemment et vers le hadith d’Anas (radiallahu ‘anhu) : « Il (salallahu ‘alayhi wa salam) pliait son lit et se retirait des femmes (c’est-à-dire ses femmes). » [2] Aussi, il (salallahu ‘alayhi wa salam) observait Al-‘Itikaf les dix derniers jours de Ramadan et la personne qui est en état d’Itikaf ne peut avoir de rapports (sexuels) avec ses femmes. Ainsi, ô frère musulman, efforce-toi de te caractériser par ces attributs. Et préserve la prière que tu fais dans les profondeurs de la nuit (tahajjud) avec l’imam en plus de la prière de tarawih (que l’on prie dans les premières parties de la nuit), pour que ton effort ces dix derniers jours aille plus loin que les vingt premiers. Et pour que tu puisses atteindre  l’attribut de « passait sa nuit dans l’adoration » en priant. Et tu dois être patient dans ton obéissance à Allah, en effet, la prière (de nuit) tahajjud est difficile, mais sa récompense est grande. Par Allah, c’est une grande occasion dans la vie et une chose dont il faut profiter, pour celui qui Allah l’accorde. Et la personne ne sait pas si, peut-être, elle rencontrera une des nombreuses récompenses d’Allah pendant la prière de nuit, qui sera une aide pour lui dans ce monde et dans l’au-delà. Les pieux prédécesseurs de cette Umma s’appliquaient à allonger la prière la nuit. As-Sa’ib Ibn Yazid a dit : « ‘Umar Ibn Al-Khattab a ordonné à Ubay ibn Ka’b  et Tamim Ad-Dari de diriger les gens dans la prière avec onze raka’at. Le lecteur récitait cent versets, au point que nous devions nous appuyer sur des bouts de bois en raison de la longue position (debout). Et nous ne nous arrêterions qu’à l’approche du Fajr. » [3]   ‘Abdullah Ibn Abi Bakr a rapporté: « J’ai entendu mon père (c’est-à-dire Abû Bakr) dire : « Pendant Ramadan, nous finissions (la prière de nuit) tard et nous pressions les domestiques pour présenter la nourriture (du suhur) de peur que leFajr  ne vienne. » [4] Il y a deux luttes de l’âme auxquelles le croyant fait face pendant Ramadan : la lutte dans la journée avec le jeûne et la lutte la nuit avec le qiyam (prière de nuit). Ainsi, quiconque combine ces deux et remplit leurs droits, alors il est parmi les patients – ceux desquels Allah dit : « les endurants auront leur pleine récompense sans compter » [sourate Az-Zumar : 15] Ces dix jours sont la dernière partie du mois et les actions d’une personne ne valent que par leur fin. Et peut-être, il rencontrera la nuit d’Al-Qadr, debout dans la prière pour Allah et aura ainsi tous ses péchés passés pardonnés. Et il faut inciter, animer et persuader sa famille d’accomplir les actes d’adoration, particulièrement dans ces grands moments que ne néglige que celui qui a été privé. Ce qui est plus incroyable est que tandis que les gens accomplissent la prière et font le tahajjud, certains passent leur temps dans des assises interdites et des actes coupables. C’est en effet la perte la plus grande. Nous demandons à Allah Sa protection. Donc, s’engager dans ces derniers jours signifie entrer dans le profit des actes pieux dans ce qui reste du mois. Parmi les choses malheureuses est de voir que certaines personnes excellent dans les actions pieuses, comme la prière et la récitation du Qur’an, dans la première partie du mois, mais alors les signes de la fatigue et la lassitude apparaissent sur eux, particulièrement quand les dix derniers jours de Ramadan arrivent. Et ceci malgré le fait que ces dix derniers jours possèdent une position plus grande que les premiers. Ainsi, il faut persévérer dans l’effort et la lutte et augmenter son adoration quand la fin du mois arrive. Et nous devons garder à l’esprit que les actions d’une personne ne valent que par leur fin. Notes de bas de page [1] Al-Bukhari (4/269) et Muslim (1174) [2] Voir Lata’if-ul-Ma’arif : pg. 219 [3] Voir Al-Muwatta : vol. 1, pg 154 [4] Aussi dans le Muwatta de l’imam Malik : vol. 1, pg. 156 ...

Pour les doués d’intelligence…

En ce moment ou tu as faim, en ce moment où tu attends impatiemment l’heure de rompre le jeûne penses mon cher frère, ma chère sœur au jour qui durera plus de mille années et durant lequel les gens seront assoiffés et affamés par l’attente du jugement. Seul et nu tu seras, et ton ventre sera encore plus vide qu’il ne l’est! Le Soleil de l’été? il sera placé au dessus de ta tête et si tu ne fais pas partie des sept catégories de personne qui seront sous l’ombre d’ALLAH alors je ne te dis pas ce qu’il en sera de toi… Comment Aujourd’hui mon frère tu as ta mère, ta soeur ou ton épouse pour te préparer les délicieux mets que tu dévore chaque jour au coucher du Soleil, le jour dernier personne ne songera à toi, personne ne se souciera de ta faim, de ta soif ou de ton anxiété. Aujourd’hui ma soeur, tu as ton frère, ton époux ou ton père pour te mettre à l’abri du mal des hommes, pour subvenir à tes besoins, mais le jour ou nous serons rassemblés plus personnes ne tiendras compte de toi, de ton angoisse, de tes larmes et regrets. L’heure que nous vivons actuellement est donc propice à la réflexion et à la méditation. qu’avons nous préparés comme provision pour ce long voyage qui nous attends? que sera-t-il de nous lorsque la terre couvrira notre corps, que les larmes de nos proches se verseront autour de notre corps inerte et couvert d’un linceul blanc? Le Ramadan est une école qui enseigne au croyant comment se détacher de ce bas monde et se rappeler de l’au delà, plus la faim est importante, plus elle pousse le croyant à méditer, à se poser des questions et à retourner au Vivant qui ne meurt point…. ...

Objectif: 100.000€ pour le Ramadan pour le projet Jannah Télévision!

L’équipe Rappel du jour est depuis quelques temps liée au projet Jannah Télévision, ce projet, nous avons à cœur de le voir réussir et ceci pour plusieurs raisons: – La communauté musulmane est composée de plus de six millions de membres en France et aucune des 260 chaînes télévisuelle ne les représente – La situation délétère en France pousse à un climat de plus en plus islamophobe, les musulmans vont-ils rester silencieux à attendre que les médias relatent ce qui leur plaît les concernant? – Les médias Français n’invitent sur leur plateaux que des personnes totalement ignorantes de notre belle religion (Chalghoumi etc…) et ceci au dépit de montrer une image houleuse de notre religieuse Tant de raisons nous poussant à nous investir à changer les choses en France, à soutenir ce projet humainement et matériellement! Le projet Jannah Télévision se développe petit à petit et se professionnalise grâce à l’aide d’ALLAH, pour lui permettre de se développer davantage nous avons besoin de moyens financiers importants. C’est pour cette raison que nous faisons appel à votre générosité durant ce mois béni pour nous y aider! Au total, c’est 100.000€ dont nous avons besoin pour passer à l’étape supérieure, 100.000€ pour redorer le blason de l’Islam, pour rehausser la tête des fidèles dans ce pays où foi est synonyme de profil bas. A ce titre Jannah Télévision a réalisé une vidéo de lancement de campagne de levée de fonds nationale que vous trouverez en cliquant ici.   Pour soutenir le projet, vous pouvez faire un donc en cliquant ici.       ...

Ramadan Mûbarak!

L’équipe Rappel du jour vous souhaite à tous un excellent Ramadan à vous ainsi qu’à tous vos proches. Puisse ce mois béni vous rapprocher du Tout Puissant Magnanime, vous être une cause de guidée, de repentance, de droiture. Nous demandons à ALLAH de vous faciliter le jeûne, d’agréer l’ensemble de vos actes d’adorations et de vous accorder piété et crainte révérencielle.       ...

La fête des mères en Islam

Nous avons jugé opportun de faire connaître à l’ensemble de nos frères et soeurs une fatwa importante ayant trait à ce qui s’appelle « la fête des mères ». Est-elle légiférée ? Même si cela part d’une très bonne intention, est-ce suffisant pour que cet acte soit accepté auprès d’Allah ? Enfin, nos mères, qu’Allah les préserve, ne méritent-elles pas plus de considération que ce simple jour de fête qui n’a rien à voir avec notre religion ? La Louange est à Allah, il nous a été ordonné d’être obéissants envers nos parents et en particulier envers nos mères. Il ne s’agit pas de lui faire plaisir un jour et de l’oublier une fois ce jour passé. Certaines personnes, qu’Allah nous en préserve, leur rendent visite qu’à ces occasions innovées (fêtes des mères, de Noël, anniversaires et autres) puis c’est tout. Sans parler des maisons de retraîte ! Est-ce celà le message de l’Islam ? Bien sûr que non, au contraire. Pour terminer cette introduction, nous allons évoquer un hadith de notre prophète, sala Allah ‘alayhi wa salam, qui met en évidence la place de la mère en Islam, celle qui nous a enfantés dans la douleur, qui ne dormait pas quand nous ne dormions pas, qui ne mangeait pas quand nous ne mangions pas, qui nous préservait quand nous ne la préservions pas, qui nous protégeait quand nous ne la protégions pas, qui s’inquiétait quand nous nous inquiétions pas d’elles, qui, qui…, la liste est longue tant son amour pour nous est indéfini par la grâce d’Allah. Qu’Allah nous pardonne notre mauvais comportement envers elles, ne serait-ce un « ouf » ou un visage triste en face d’elles, qu’Il leur récompense de la meilleure des récompenses : « Un homme vint chez le prophète, صلى الله عليه وسلم, et lui demanda : – « Ô messager d’Allah, quelle est la personne qui mérite le plus ma bonne compagnie ? » –  » ta mère  » –  » ensuite, qui ?  » –  » ta mère  » –  » ensuite, qui ?  » –  » ta mère  » –  » ensuite, qui ?  » –  » ton père  » » Voici la question qui a été posée à Cheikh Al-Uthaymîn, qu’Allah lui fasse miséricorde, lisons ce qu’il répondit et Allah est le détenteur du succès : Question : Quel est le statut religieux en ce qui concerne « la fête des mères » ? Réponse  : Certes, toutes les fêtes qui ne sont pas en conformité avec les fêtes légiférées par Allah relèvent des fêtes innovées. Elles n’étaient pas connues à l’époque de nos pieux prédécesseurs (As-salaf Assâlih). Il se peut même que leurs origines proviennent des non-musulmans, auquel cas viendrait s’y ajouter l’innovation de la volonté de ressembler aux ennemis d’Allah, Exalté soit-Il. Les fêtes légiférées par Allah sont connues auprès des gens de l’Islam : « ‘idu-l-fitr » (fête suivant la fin du mois de ramadhan). « ‘idu-l-adha » (jour du sacrifice de la bête). « ‘idu-l-ousbou’ » (fête hebdomadaire soit le vendredi). et en dehors de ces trois fêtes-là, il n’exite aucune autre fête. Toutes les fêtes innovées en dehors de ces fêtes-là sont donc rejetées à la face de celui qui les a initiées et n’ont aucune valeur (fausses) dans la religion d’Allah, Exalté soit-Il, conformément à la parole du prophète, صلى الله عليه وسلم : « Celui qui a initié un acte innové ne faisant pas partie de notre religion est rejeté » [1], rejeté signifiant non accepté auprès d’Allah et dans une autre version : « Celui qui fait un acte ne faisant pas partie de notre religion est rejeté ».  Suite à celà, il est donc interdit de célébrer la fête qui est mentionnée dans la question, à savoir la fête des mères. Il n’y est pas autorisé d’exprimer des sensations propres aux fêtes, tels que la joie, le fait d’offrir des cadeaux et tout ce qui ressemble à celà. Il est obligatoire à tout musulman d’être fier de sa religion, et de s’arrêter aux limites qu’Allah, le Très-Haut, ainsi que Son messager,  صلى الله عليه وسلم, lui ont fixées. Rien ne doit être ajouté, ni enlevé dans cette noble religion qui est agréee auprès d’Allah, le Très-Haut. Il est également du devoir de tout musulman de ne pas se comporter comme une girouette qui se dirige en fonction du vent comme il est de son devoir de former sa propre personnalité en fonction de ce qu’implique la religion d’Allah, le Très-Haut, de sorte qu’il soit suivi et non pas un suiveur, qu’il soit un exemple et non pas un imitateur car la religion d’Allah, et la louange est à Lui, est parfaite à tous les égards. Allah, Exalté soit-Il, nous dit dans le Coran (traduction rapprochée) : « Aujourd’hui, j’ai parachevé pour vous votre religion et accompli sur vous Mon bienfait. Et j’agrée l’Islam comme religion pour vous » [2]. S’il y a une personne qui mérite qu’on lui accorde plus qu’un seul jour de fête dans l’année, c’est bien la mère. Plus encore, les mères ont des droits sur leurs enfants, notamment le fait qu’ils doivent prendre soin d’elles, se préoccuper d’elles et de leur obéir quand ceci ne mène pas à la désobéissance à Allah, et ceci quelque soient le temps ou le lieu. [1] Bukhâri, 1297 [2] Sourate Al-Mâidah, verset 3 Source : Fatawa arkân al-islâm, Question 90, Page 174. Auteur : Sheikh Al-‘Uthaimîn ; qu’Allah lui fasse miséricorde. Cheikh Mouhammad Ibn Salih Al-’Outheymine – الشيخ محمد بن صالح العثيمين ...

Comment bien préparer le Ramadan?

Allah le Très Haut dit (sens du verset) : « (Ces jours sont) le mois de Ramadan au cours duquel le Coran a été descendu comme guide pour les gens, et preuves claires de la bonne direction et du discernement. Donc, quiconque d’entre vous est présent en ce mois, qu’il jeûne ! Et quiconque est malade ou en voyage, alors qu’il jeûne un nombre égal d’autres jours. – Allah veut pour vous la facilité, Il ne veut pas la difficulté pour vous, afin que vous en complétiez le nombre et que vous proclamiez la grandeur d’Allah pour vous avoir guidés, et afin que vous soyez reconnaissants ! » (Coran 2/185). Ce mois béni est une grande occasion pour le bien, la pratique cultuelle, la dévotion et l’obéissance (à Allah). C’est un mois important, une belle occasion, un mois au cours duquel les bonnes œuvres sont décuplées, les mauvaises aggravées, les portes du paradis ouvertes et les portes de l’enfer fermées. Allah y agrée le repentir des auteurs de péchés et de mauvaises actions. C’est un mois dont le début est miséricorde, le milieu pardon et la fin affranchissement de l’Enfer. Remercions Allah, exalté soit-il, pour les occasions de bien et de bénédiction qu’Il nous a données. Remercions-Le de nous avoir réservé des causes de grâce et des catégories de bienfaits abondants. Profitons du passage de ces moments sacrés et de ces occasions privilégiées en les ornant par l’accomplissement des actes de piété et par l’abandon des actes interdits. C’est ainsi que nous mènerons une bonne vie et accéderons au bonheur éternel après notre mort. Pour le vrai croyant, tous les mois sont des occasions pour la dévotion, toute sa vie étant une occasion pour l’obéissance. Mais son désir pour le bien se renforce considérablement au mois de Ramadan, et son cœur se livre avec plus d’énergie à la dévotion. Il s’oriente vers son Maître Transcendant et Très Haut. Pour Sa grande générosité, notre Maître octroie Sa grâce aux croyants jeûneurs et leur accorde une récompense multipliée pendant ce temps particulier. Il les rétribue abondamment pour leurs bonnes œuvres. Combien aujourd’hui ressemble à la veille ! Les jours passent rapidement comme des instants. A peine avons-nous accueilli le Ramadan que nous lui disons au revoir. Et, peu de temps après, nous accueillerons le Ramadan une nouvelle fois. C’est à nous de nous dépêcher d’accomplir de bonnes œuvres dans ce mois important et de veiller à tout ce qui peut plaire à Allah et nous procurer le bonheur le jour où nous Le rencontrerons. Après cette brève introduction voyons comment pouvons-nous à présent nous préparer pour accueillir le Ramadan ? La préparation du Ramadan commence par un examen de conscience pour constater sa propre négligence dans la réalisation des exigences des deux attestations et dans l’accomplissement des obligations et l’abandon des sources de plaisir inutile ou suspect. Le fidèle doit évaluer sa conduite afin que le Ramadan marque une accélération de sa progression dans la foi. Car celle-ci peut augmenter ou diminuer ; l’obéissance l’augmente et la désobéissance l’affaiblit. L’obéissance commence par la réalisation de la vraie servitude envers Allah Seul. Cela est marqué par la croyance ferme qu’Allah est le Seul qui mérite vraiment d’être adoré. Et puis on Lui consacre toute forme d’adoration sans rien Lui associer en cela. L’on doit aussi être convaincu que ce qui nous arrive ne pourrait pas ne pas nous arriver et ce qui nous a raté ne pourrait pas nous frapper puisque tout est prédéterminé. Nous nous abstenons de tout ce qui s’oppose à la réalisation des deux attestations de foi et nous évitons d’introduire des innovations dans la religion et réaffirmons notre alliance et notre désaveu ; nous nous allions avec les croyants et déclarons notre hostilité aux infidèles et hypocrites. Nous éprouvons de la joie quand les musulmans remportent une victoire contre leurs ennemis et nous suivons l’exemple du Prophète ( ) et de ses Compagnons et appliquons sa Sunna et celle des califes bien guidés qui lui ont succédé. Nous aimons la Sunna et ceux qui l’appliquent et nous la défendons partout et toujours. Ensuite, nous faisons notre propre examen de conscience pour la négligence que nous manifestons dans les pratiques rituelles comme l’accomplissement des prières en groupe, le rappel d’Allah, le Puissant et Majestueux, le respect des droits du voisin des proches et des autres musulmans. Il en est de même de notre laxisme relatif à la recommandation du bien, à l’interdiction du mal, à la recommandation mutuelle de la vérité, à la persévérance en cela, à la persistance dans l’abandon des mauvais actes et dans l’accomplissement des actes cultuels et l’endurance des décrets d’Allah le Puissant et Majestueux. L’examen de conscience doit encore concerner les actes de désobéissance et l’acharnement aux plaisirs. Il s’agit alors de cesser tout acte de désobéissance majeur ou véniel ; qu’il soit accompli à l’aide de l’œil comme un regard porté sur un objet interdit ou par l’oreille comme l’écoute de la musique ou par le pied comme la marche vers ce qu’Allah le Puissant et Majestueux n’agrée pas ou par les mains comme leur usage contraire à l’agrément d’Allah ou la bouche comme la consommation de ce qu’Allah a rendu illicite comme le fruit de l’usure ou de la corruption ou d’autres revenus qui entrent dans la rubrique : spoliation des biens d’autrui. Nous devrions avoir présent à l’esprit qu’Allah tend la main le jour pour permettre au pécheur de la nuit de se repentir et tend la main la nuit pour permettre au pécheur du jour de se repentir. A ce propos, Allah le Très Haut a dit (sens des versets) : «- Et concourez au pardon de votre Seigneur, et à un Jardin (Paradis) large comme les cieux et la terre, préparé pour les pieux, – qui dépensent dans l’ aisance et dans l’ adversité, qui dominent leur rage et pardonnent à autrui – car Allah aime les bienfaisants – et pour ceux qui, s’ils ont commis quelque turpitude ou causé quelque préjudice à leurs propres âmes (en désobéissant à Allah), se souviennent d’Allah et demandent pardon pour leurs péchés – et qui est – ce qui pardonne les péchés sinon Allah ? – et qui ne persistent pas sciemment dans le mal qu’ils ont fait. – Ceux-là ont pour récompense le pardon de leur Seigneur, ainsi que les Jardins sous lesquels coulent les ruisseaux, pour y demeurer éternellement. Comme est beau le salaire de ceux qui font le bien ! » (Coran 3/133-136) et : « – Dis : « Ô Mes serviteurs qui avez commis des excès à votre propre détriment, ne désespérez pas de la miséricorde d’Allah. Car Allah pardonne tous les péchés. Oui, c’est Lui le Pardonneur, le Très Miséricordieux.» (Coran 39/53) et : «-Quiconque agit mal ou fait du tort à lui-même, puis aussitôt implore d’Allah le pardon, trouvera Allah Pardonneur et Miséricordieux. » (Coran 4/110). C’est avec cet examen de conscience, avec ce repentir et cette imploration du pardon que nous devrions accueillir le mois de Ramadan : « Le vrai intelligent est celui qui se maîtrise et œuvre pour se préparer à la mort. L’incapable est celui qui s’adonne à la passion et souhaite tout obtenir d’Allah ». Le mois de Ramadan est certes un mois de profits et de gains. Le commerçant averti saisit les opportunités pour augmenter ses bienfaits. Profitez de ce mois grâce à la dévotion par la multiplication des prières, la lecture du Coran, le pardon aux autres, la bienfaisance à leur égard et la distribution d’aumônes aux pauvres. Au mois de Ramadan, les portes du Paradis sont ouvertes, les portes de l’Enfer soigneusement fermées, les démons enchaînés et chaque nuit eu lieu cet appel : ô celui qui cherche le bien ! Avance. Ô celui qui cherche le mal ! Recule. Soyons de bons serviteurs d’Allah fidèles à la tradition des ancêtres pieux et guidés par la Sunna de notre Prophète (Salla Alahou Alaihi wa Sallam) de sorte à obtenir à la fin du Ramadan le pardon de nos péchés et l’exaucement de nos bonnes œuvres. Sachons que Ramadan est le meilleur des mois. Ibn al-Qayyim a dit : « La comparaison des choses créées par Allah amène à préférer le Ramadan à tous les autres mois et ses dix dernières nuits à toutes les autres ». Voir Zâd al-ma’âd, 1/56. Ce mois est préféré aux autres pour quatre raisons : Premièrement, il comprend la meilleure nuit de l’année, la nuit du Destin à propos de laquelle Allah le Très Haut dit (sens des versets) : «-Nous l’avons certes, fait descendre (le Coran) pendant la nuit d’al-Qadr. – Et qui te dira ce qu’est la nuit d’al-Qadr ? – La nuit d’al-Qadr est meilleure que mille mois. – Durant celle-ci descendent les Anges ainsi que l’Esprit, par permission de leur Seigneur pour tout ordre. – Elle est paix et salut jusqu’à l’apparition de l’aube. » (Coran 97/1-5). La pratique cultuelle faite dans cette nuit est meilleure que les pratiques cultuelles faites dans mille autres mois. Deuxièmement, c’est au cours de ce mois que le meilleur livre fut révélé au meilleur des prophètes ( ). A ce propos le Très Haut a dit (sens des versets) : « (Ces jours sont) le mois de Ramadan au cours duquel le Coran a été descendu comme guide pour les gens, et preuves claires de la bonne direction et du discernement.» (Coran 2/185) et : « – Nous l’avons fait descendre en une nuit bénie, Nous sommes en vérité Celui qui avertit, – durant laquelle est décidé tout ordre sage, – c’est là un commandement venant de Nous. C’est Nous qui envoyons (les Messagers)» (Coran 44/3-5). Dans al-Ma’djam al-Kabîr, al-Tabarânî a rapporté de même que l’Imam Ahmed d’après Waila ibn al-Asq’a (qu’Allah soit satisfait de lui) que le Messager d’Allah ( ) a dit : «Les feuilles d’Ibrâhîm furent révélées durant la première nuit du Ramadan, et la Torah à la sixième nuit du mois et le Coran à la vingt quatrième » (hadith déclaré bon dansAl-Silsîla al-Sahîha, 1575). Troisièmement, les portes du Paradis sont ouvertes pendant ce mois et les portes de l’Enfer fermées et les démons enchaînés. D’après Abû Hurayra (qu’Allah soit satisfait de lui) le Messager d’Allah ( ) a dit : « A l’arrivée du Ramadan, les portes du Paradis sont ouvertes, celles de l’Enfer fermées et les démons enchaînés » (Rapporté par Boukhari et Mouslim). Al-Nasâ`î a rapporté d’après Abû Hurayra (Qu’Allah soit satisfait de lui) que le Messager d’Allah ( ) a dit : « A l’arrivée du Ramadan, les portes du Paradis sont ouvertes, celles de l’Enfer fermées et les démons enchaînés » (déclaré authentique par al-Albânî dans Sahîh al-Djamî’, 471). Al-Tirmidhî, Ibn Mâdja et Ibn Khuzayma (selon une version) ont rapporté : « Dès la première nuit du Ramadan, les démons et les plus méchants des djinns sont enchaînés et les portes de l’Enfer sont toutes fermées et celles du Paradis toutes ouvertes. L’on appellera ainsi : ô chercheur du bien ! Avance. Ô chercheur du mal ! Recule. Et, à chaque nuit, Allah affranchit des gens de l’enfer » (déclaré authentique par al-Albânî dans Sahîh al-Djamî’ (759). On peut se demander : si les démons sont enchaînés pourquoi tant de maux et de péchés sont perpétrés durant ce mois ? La réponse est que ceux qui respectent les règles et conditions du Ramadan ne sont concernés que faiblement. On peut aussi dire que seule une partie des démons est enchaînée : les plus méchants. On peut encore dire qu’il s’agit d’une diminution des maux. Ce qui est constaté. Car les maux et péchés sont moins fréquents dans ce mois. En outre, l’enchaînement de tous les démons n’implique pas nécessairement l’absence totale de maux et péchés, ceux-ci ayant d’autres causes que les démons, comme les mauvaises âmes, les habitudes odieuses et les démons à visage humain. (Voir Fath al-Bari, 4/145). Quatrièmement, le mois comprend beaucoup d’actions cultuelles. Certains de celles-ci ne se retrouvent qu’en Ramadan. C’est le cas du jeûne, des prières nocturnes, de la distribution des nourritures, de la retraite spirituelle, de l’aumône et de la lecture du Coran. Nous demandons à Allah, l’Auguste, l’Immense de nous assister tous à bien jeûner, à bien célébrer les prières nocturnes, à faire les actes d’obéissance et à nous abstenir des interdits. ...

Les fondements de tous péchés – Ibn Al Qayyim

« Les fondements de tous les péchés, majeurs ou mineurs, sont au nombre de trois : → Lier son cœur à autre qu’Allâh, → Obéir à la force de la colère, → Obéir à la force des désirs. [Ces fondements] sont donc : Le polythéisme, l’injustice et la turpitude. » • Source : Kitab Al-Fawaîd Chapitre : « Les fondements de tous les péchés  » Ibn Al-Qayyim (rahimahuLlâh) ...

faire preuve de douceur dans l’appel à l’islam

Question : Certains essaient de faire échouer l’éveil islamique en accusant les jeunes mobilisés pour l’appel à l’Islam d’être extrémistes et fanatiques. Qu’en pense votre éminence ? Réponse : Le devoir est d’encourager les jeunes à accomplir les bonnes œuvres. Il faut les remercier de s’adonner aux activités vertueuses en les orientant vers la douceur et la sagesse, car les jeunes sont passionnés, ils se laissent parfois aller à la précipitation et tombent par conséquent dans l’erreur Il faut donc conseiller au jeune, comme au moins jeune, de s’assurer avant d’émettre un jugement et de chercher la vérité dans tout ce qu’il entreprend afin de prendre la juste décision. A l’époque du Prophète صلى الله عليه وسلم l’indignation d’un homme qui a vu quelqu’un commettre des péchés fut si intense, qu’il s’écria : «Par Allâh, Allâh ne te pardonnera pas.» Allâh عز وجل a dit alors, dans un hadith qudsi : «Qui donc est celui-là qui prend la décision à ma place en prétendant que je ne pardonnerai pas à untel ? Eh bien J’ai pardonné à untel et Je t’ai désavoué» Muslim ; Al Biru wa As Silah wa l-Adab, 2621 Ce fut outrepasser les limites de la Loi Islamique que de promettre catégoriquement au pécheur qu’il ne sera pas pardonné par Allâh. Il faut donc que le musulman adopte la prudence dans les propos et tâche de ne pas succomber à la passion. En résumé, nous dirons que le jeune, le vieillard ou autres, doivent réprouver le blâmable mais par la sagesse et la douceur, en s’appuyant aussi sur les textes de la shari’ah. Ils ne doivent rien ajouter aux Loi Islamique sinon ils seraient aussi extrémistes que les khawarij et les mu’tazilah et leurs adeptes. Ils ne doivent être ni trop durs ni trop laxistes en appliquant l’ordre d’Allâh. Mais ils doivent adopter le juste milieu dans leurs propos et leurs réprobations des actes blâmables. Seule cette modération rendra acceptable et influent leur appel aux commandements d’Allah. Il faut qu’ils évitent les moyens repoussants et vains, comme il est dit clairement dans cet autre verset d’Allâh عز وجل : وَلَوْ كُنْتَ فَظًّا غَلِيظَ الْقَلْبِ لَانْفَضُّوا مِنْ حَوْلِكَ – سورة آل عمران الآية ١٥٩ {Mais si tu étais rude, au cœur dur, ils se seraient enfuis de ton entourage} (Sourate Al ‘Imran, v.159) Le Prophète صلى الله عليه وسلم a dit dans un hadith authentique : «La douceur ajoutée à une chose ne fait que l’embellir, et si elle lui est ôtée, elle ne fait que la déparer.» Muslim, Al Biru wa As Silah wa l-Adab, 2594 Et il صلى الله عليه وسلم a dit aussi : «Ô Mon Seigneur ! Si celui qui commande aux miens les traite avec rudesse, traites-le avec rudesse, et s’il les traite avec douceur, traites-le avec douceur.» Muslim ; Al Imarah, 1828, d’après ‘Aicha رضي الله عنها   Cheikh Abdelaziz Ibn Baaz ...